Implant d'oreille moyenne et à conduction osseuse
Consultation ORL

L’ORL posera un certain nombre de questions pour essayer de comprendre d’où vient la surdité. Les oreilles seront examinées (idéalement sous microscope), ce qu’on appelle l’otoscopie. Fréquemment, un bouchon de cérumen vient encombrer l’oreille. Si c’est le cas, le bouchon sera retiré et si la gêne auditive persiste, un bilan auditif sera demandé. L’examen otoscopique peut également mettre en évidence une maladie du tympan (perforation tympanique, cholestéatome…)

Bilan de l’audition Le bilan de l’audition permet de distinguer deux grands types de surdité : la surdité de transmission où il existe un obstacle mécanique au passage du son au niveau de l’oreille externe (le pavillon et de conduit jusqu’au tympan) ou moyenne (les osselets : marteau, enclume et étrier, ou dans la cavité dans laquelle ils se situent) et la surdité de perception où le problème se situe dans l’oreille interne ou au-delà, jusqu’au cerveau. Ces deux types de surdités Le bilan de l’audition permet de connaitre le niveau de la perte auditive qui s’exprime en perte de décibels (plutôt qu’en pourcentage).sont dus à des causes très différentes et peuvent donner lieu à des traitements très différents. En fonction de ces éléments, l’ORL peut être amené à demander d’autres examens comme un scanner, IRM ou un bilan d’équilibre… Traitements Une fois que le bilan est réalisé, se pose la question du traitement. Il existe quatre types de prise en charge. Plusieurs peuvent être proposées pour une même situation mais, pour une même situation, elles ne seront pas forcément identiques pour deux patients différents. Abstention et surveillance : Si aucune intervention chirurgicale n’est indispensable et que la gêne n’est pas très importante ou en cas de refus d’un appareillage auditif, l’audition est surveillée. Cependant, l’audition peut continuer d’évoluer et il sera peut être nécessaire de rediscuter des possibilités de traitement plus tard. Chirurgie Dans certaines situations , un traitement chirurgical est obligatoire (voir Le cholestéatome). En cas d’otite séro-muqueuse ou séreuse, si un traitement médical n’est pas efficace, une pose d’aérateurs («yoyos ») peut être proposée. L’intervention consiste à mettre en place un petit drain qui permet de maintenir le tympan ouvert pour que le liquide puisse s’évacuer par la trompe d’Eustache. L’intervention peut avoir lieu sous anesthésie locale ou générale. Lorsque la perte d’audition est due à un tympan perforé (perforation tympanique) ou à un problème au niveau des osselets (cassés, abimés, bloqués), un traitement chirurgical peut être envisagé (tympanoplastie, ossiculoplastie, stapédectomie) (voir perforation tympanique et otospongiose). En cas d’atteinte des osselets, un traitement chirurgical peut, dans de nombreux cas, améliorer l’audition. Il s’agit d’une « réparation mécanique », le but étant, d’une manière ou d’une autre, de transmettre les vibrations du tympan à l’oreille interne. Il peut s’agir d’une réparation d’osselets ou de la mise en place d’un osselet de remplacement (« prothèse » soit en cartilage pris dans l’oreille pendant l’intervention soit en matière synthétique ne déclenchant pas les portiques d’aéroport). Dans ces cas-là, on parle de chirurgie fonctionnelle c'est-à-dire visant à rétablir une fonction (ici l’audition). Elle n’est jamais obligatoire, ni urgente et comme toute chirurgie, la chirurgie de l’oreille à « risque 0 », n’existe pas. Cependant, elle donne de meilleurs résultats que l’appareillage. Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de chirurgie permettant de réparer l’oreille interne. Dans certaines surdités, l’ORL peut proposer un certain type d’appareillage auditif qui nécessite une intervention chirurgicale. C’est le cas, par exemple, des implants cochléaires, des implants d’oreille moyenne et des implants en conduction osseuse (voir appareillage). Appareillage L’appareillage en conduction aérienne classique est très souvent proposé en cas de surdité. Il s’adresse aux deux types de surdités (transmission et perception) pour peu qu’elles ne soient pas trop importantes. L’appareillage est toujours une alternative à la chirurgie fonctionnelle (hormis le cholestéatome et les otites chroniques dangereuses) lorsqu’elle est indiquée. Il présente l’intérêt de ne pas nécessiter d’intervention chirurgicale et donc pas d’anesthésie et n’entraine jamais de perte complète de l’audition (hormis évolution attendue de la maladie). Il en existe de formes très différentes (intra-auriculaires cachés dans le conduit, contours d’oreille….), possédant des capacités très différentes pour des prix très différents. Souvent, la proposition d’un appareillage est vécue comme un passage : une annonce de vieillissement précoce. Elle est moins bien perçue que la nécessité de port de lunettes ou d’implants dentaires par exemple. Cette impression vient surtout de l’image courante de l’appareil volumineux, inesthétique et inefficace d’un membre de sa famille très âgé qui ne s’y est jamais vraiment habitué. Or la miniaturisation des prothèses fait qu’à l’heure actuelle les contours d’oreille sont quasiment invisibles et n’ont plus rien à voir avec ce qui existait il y a quelques années. De plus, la technologie a évolué et les capacités de ces appareils en termes de traitement du son sont impressionnantes. Enfin, si l’appareillage n’est pas demandé trop tard c'est-à-dire si la surdité n’est pas trop ancienne et/ou trop importante et si les capacités intellectuelles sont encore suffisantes pour savoir quoi faire avec ces sons qui n’ont pas été entendus depuis longtemps, alors l’appareillage peut très bien être un franc succès. Il faut cependant être conscient que l’impression sonore ne sera jamais tout à fait la même qu’une oreille de 20 ans en bonne santé et qu’il faut un temps variable pour s’y habituer.

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